Politique

Haïti en crise : Ariel Henry cède sous la pression, l’espoir d’un changement fragile

Publié : le mardi 12 mars 2024 à 7h 36 am

Alors qu’Haïti continue de sombrer dans le chaos causé par les gangs criminels qui contrôlent une grande partie de la capitale, Port-au-Prince, le Premier ministre Ariel Henry a démissionné, peut-être offrant un mince espoir de calme dans le pays.

Dans un geste poignant, le Premier ministre haïtien Ariel Henry a annoncé sa démission, succombant à la pression exercée par les partenaires régionaux alors que le pays s’enlise dans le désordre alimenté par des gangs criminels détenant un contrôle préoccupant sur la capitale, Port-au-Prince. Cet acte, bien qu’ouvrant la voie à un potentiel apaisement, souligne la fragilité de l’espoir dans un pays en proie à une crise profonde.

Henry, nommé par son prédécesseur assassiné, Jovenel Moïse, aurait dû quitter son poste dès le début de février, mais sa démission est intervenue après des semaines de tensions croissantes et de violences dans la capitale haïtienne. Avec l’absence d’un président et d’un Parlement fonctionnels depuis l’assassinat de Moïse en 2021, le pays est plongé dans une impasse politique dangereuse, aggravée par une escalade de violences entre les forces de l’ordre et les gangs armés.

La décision d’Henry survient après une réunion de pays caribéens, de représentants de l’ONU et d’autres nations, visant à trouver une issue à la crise haïtienne. Cette réunion, tenue en Jamaïque, a cherché à formaliser une proposition de transition politique impliquant une large représentation de la société civile haïtienne. Cependant, malgré ces efforts, la route vers la stabilité demeure incertaine.

Le récent état d’urgence déclaré par les autorités haïtiennes, assorti d’un couvre-feu nocturne dans la région de l’Ouest, reflète la gravité de la situation sécuritaire. Les affrontements entre les forces de l’ordre et les gangs armés ont transformé Port-au-Prince en un véritable champ de bataille, mettant en péril la vie quotidienne des habitants.

Alors que la communauté internationale promet un soutien financier et une assistance humanitaire, le sort d’Haïti demeure incertain. Les États-Unis ont annoncé un financement supplémentaire de 133 millions de dollars pour résoudre la crise, notamment en soutenant une force multinationale destinée à renforcer la sécurité dans le pays. Malgré ces efforts, la route vers la reconstruction et la restauration de la démocratie en Haïti reste semée d’embûches.

Me. Wadson ALIX

Rédacteur en chef

Areanews Média

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