Haïti

La force multinationale du Kenya, objet de critiques, est autorisée par les Nations Unies

Publier le : 02 octobre 2023 à 20:13

La mission multinationale que devrait diriger le Kenya fait l’objet de critiques depuis quelques temps, et les Nations Unies espèrent ne pas faire faux bond en l’approuvant. Avec 13 pour, 2 abstentions et 0 contre, le Kenya a été autorisé par l’ONU pour mener une intervention contre les gangs armés en Haïti.

Ce lundi vers 4H PM, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté en faveur d’une résolution autorisant le déploiement d’une force internationale en Haïti pour une durée d’un an pour aider la Police Nationale d’Haïti (PNH) a combattre les gangs armés déjà majoritaire sur le terrain.

La taille de cette force, si elle est approuvée, est inconnue pour le moment, bien que le gouvernement kenyan ait précédemment proposé d’envoyer 1 000 policiers. La Jamaïque, les Bahamas et Antigua-et-Barbuda se sont également engagés à envoyer du personnel en support au Kenya

Le projet de résolution américain obtenu, samedi 30 septembre, approuve l’offre du Kenya de mener à bien cette mission non-onusienne qui est financée par des pays volontaires. Elle sera évaluée après neuf mois.

Si elle est approuvée, ce sera la première fois qu’une force sera déployée en Haïti depuis que les Nations Unies ont approuvé une mission de stabilisation en juin 2004 qui a été entachée par un scandale d’abus sexuels et la propagation du choléra. Cette mission s’est terminée en octobre 2017.

Toutefois des inquiétudes planent sur le projet, car le Kenya est sujet à des critiques antérieures soulignant que la police de ce pays d’Afrique de l’Ést est réputée depuis des temps pour ces actes de torture, de force meurtrière, entre autres abus.

La résolution souligne que tous ceux qui participent à la mission proposée doivent prendre les mesures nécessaires pour prévenir l’exploitation et les abus sexuels, ainsi qu’enquêter sur les antécédents de tout le personnel. Elle exige également des enquêtes immédiates sur les allégations de mauvaise conduite de son composants.

La résolution conditionne en outre que les participants à la mission doivent adopter des mesures de gestion des eaux usées et d’autres contrôles environnementaux afin de prévenir l’introduction et la propagation de maladies d’origine hydrique, telles que le choléra.

Areanews Media

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